Peinture d'Asie orientale
Toutes reposent sur des matériaux communs, l'encre, la colle, le papier ou la soie, et accordent leur prix au vide et à la course du pinceau. Le métier de l'atelier y côtoie la peinture que le lettré pratique en amateur.
Entrée du dictionnaire
- Sumi-e Tang dynasty–present / Technique
Avec les seules gradations d’encre et le vide, retient la présence, la vitesse et la distance du sujet plutôt que sa forme.
- Rinpa early 17th century– / Style
Fonds d’or et d’argent, pigments minéraux, nature simplifiée, vide, répétition et tarashikomi traversent son travail et tirent la peinture, l’artisanat et la calligraphie dans une même composition plane et audacieuse.
- Nihonga 1880s– / Style
Cadre moderne qui redéfinit la peinture japonaise du côté de ses matériaux, pigments minéraux, colle animale, papier washi et soie, face à l'arrivée de la peinture occidentale. Son trait est un métissage commandé par la matière, qui conserve la technique traditionnelle tout en modernisant le sujet et la composition.
- Literati Painting 11th century– / Style
Peinture faite par des lettrés fonctionnaires et non par des peintres de métier, non pour vendre mais pour montrer leur esprit. Elle place le souffle du pinceau au-dessus de l'habileté et traite poème, calligraphie, peinture et sceau à égalité sur une même feuille. Ne pas craindre de paraître maladroit est au cœur du style.